Etherval #3 : LA revue de l’imaginaire.

Bonjour,

Tout d’abord, merci à ceux qui me lisent. N’hésitez pas à m’ajouter sur Facebook si ce n’est pas déjà fait, à partager aussi, et à vous inscrire sur la Steamletter (un mail par mois, deux maximum). Je n’affiche plus à chaque fois sur les réseaux sociaux les publications d’articles afin de ne pas surcharger mon mur (et embêter les gens).

Titre : Mare Nostrum

Couverture :

CouvA4SmallR3

Type : Revue avec des Nouvelles, et des articles

Genre : Imaginaire

Édité par : Etherval

Avis sur la revue :

Je n’ai pas un avis très poussé sur l’intégralité d’Etherval, je n’ai lu que le numéro 3, et le numéro 0, je viens de découvrir la revue. Une chose est sûre, c’est que je vais bientôt me commander les revues avec Jerome Simon, qui au niveau des Nouvelles est mon coup de cœur 2016. D’autres auteurs reviennent souvent comme Remi Przybylski, que j’estime beaucoup, et Catherine Loiseau qui fait de belles histoires mais dont j’apprécie moins le style d’écriture. Trois artistes de talent, à suivre.

Avis général sur ce numéro, le numéro 3 :

Je ne connaissais pas cette revue avant qu’une amie me prête son exemplaire, et j’ai été assez surpris, car je lisais de moins en moins de nouvelles, et là, juste une m’a déplu. Ça m’a même donné envie d’en écrire ! Et de lire le numéro 0, que je chroniquerai un peu plus tard. Les textes sont très bien travaillés, aucune coquille, et on sent le bon travail éditorial derrière. Etherval est une revue à suivre de près.

#1 A la mer, je retournerai de Catherine Loiseau.

La nouvelle est plaisante au niveau du scénario, je l’ai lu d’un coup, sans pause, avec des changements temporels bien tournés. Je pense que résumé l’œuvre serait la spoliée, mais en une ligne ; on suit un groupe dans un monde apocalyptique, notamment la jeune fille qui raconte l’histoire.

Je mets un petit bémol sur la prose, comme je le disais plus tôt, car je trouve dommage qu’on ne pousse pas sur le vocabulaire pour nous apprendre de nouveau mot ou nous en rappeler quelques-uns qui reviennent peu dans notre langage. Les phrases sont souvent courtes, j’avais du mal à avoir un rythme, à prendre des pauses.

Je pense que je vais tenter de lire un œuvre plus longue de cette auteure. Le fond vaut la peine de passer outre le style.

#2 Au-delà de la mer de Jérôme Simon.

Pouah ! Shit ! Mon coup de coeur de l’année au niveau des Nouvelles. Une claque ! L’auteur joue ici avec la mer sous toutes ses formes ; de la mer des Arbres, à la mer Originelle, en passant par une mer de sable, avec des personnages travaillés et intéressants, aussi bien le capitaine que sa seconde, qu’une vigie borgne et son apprenti de dix ans. Je fus happé jusqu’au bout avec une prose bien faite, bien construite, qui permet d’être émoustillé aussi bien par le fond que par la forme. Un véritable plaisir, je suivrai cet auteur de près.

#3 Le phare au cœur des brumes, par Romain Billot.

Pour ma part, je trouvais l’histoire un peu trop vue : le phare hanté. La raison pour laquelle j’ai lu jusqu’au bout était que j’attendais un rebondissement qui change de l’habituel. Et aussi parce que j’aime les revisites de ce genre d’histoire. On est donc là dans le mythe du phare hanté, avec une médium qui croit beaucoup aux esprits, une personne sceptique des événements paradoxaux, et une personne entre les deux. Cette revisite change sur un point : elle est faite à la bretonne, avec une pointe de Mythe Celtique.

Au niveau de la forme, par contre, j’ai plus apprécié. Certaines choses m’ont bloqué au niveau des cohérences, la plus flagrante est : un coup le personnage saigne à en faire une flaque de sang devant son mari qui ne fait rien en la voyant s’automutiler, puis le lendemain, trois lignes plus tard donc, le narrateur affirme que la blessure était superficielle et qu’elle peut se mouver normalement. Ce genre de chose me bloque.

#4 la voix de l’océan de Yann Valère.

Le récit commence comme il termine, en poésie. Une poésie à la hauteur de l’histoire, et des personnages ; magnifique.

On suit ici un capitaine avare, un elfe noir héroïque, un géant au grand cœur, et deux petits fourbes après leur naufrage au sein d’une mer vengeresse. Les dessins de S.Rogarel (désolé si c’est mal orthographié, j’ai plus la revue) illustrent bien les personnages et est un véritable plus dans l’histoire.

Honnêtement, je suis resté en haleine jusqu’au bout, et je suivrai de près cet auteur.

#5 La sculptrice de Vagues de Anthony Boulanger.

C’est la plus courte des nouvelles, elle ne raconte pas une histoire, juste un moment. Et quel moment ! On s’imagine chaque pas de danse, chaque instant derrière des descriptions bien faites de l’auteur. On a envie de danser avec cette sculptrice au grand cœur. On a aussi un sentiment de manque, on aimerait en savoir plus sur ce personnage, ce naufrage, cette sculpture.

#6 La mer de toutes les mères de Julie Limoges.

À mi-chemin entre la Fantasy et le Space op, cette nouvelle devient intéressante qu’une fois le climax terminé. On suit des matelots, surtout un ouvrier voulant retrouver sa belle Anabelle, qui voguent sur une mer de pétrole (le rêve Américain ?)

Les personnages sont aussi moches (surtout la boule, le meilleur) qu’intéressants, et la mer aussi dangereuse que le pétrole. Une nouvelle appréciable, surtout grâce à cette chute, celle qui m’a le plus épaté dans ce numéro. Auteure à suivre.

#7 Prison d’écaille de Rémi Przybylski

L’amour, c’est beau, même entre deux chasseurs de prime. La vengeance à sa beauté. Dumas vous le dira, Oren Miller aussi. On est ici dans de la bonne fantasy, de la high Fantasy. On a des dragons esclaves, des sirènes guerrières, de pauvres victimes humaines, et une description de combat superbement bien faite, et, une fois de plus, on ne se lasse pas.

De manière générale, j’ai bien aimé le choix éditorial d’Etherval, malgré quelques commentaires négatifs dans cet article sur quelques nouvelles. (On ne peut pas tout aimer !) Cette revue m’a permis ici de découvrir de nouveaux auteurs, c’est aussi un des buts des receuils. J’ai eu ici un véritable coup de cœur avec Jérome Simon. À noter que cette revue se termine sur des articles « détentes » assez plaisants.

Je remercie Esoria de m’avoir fait découvrir Etherval, et Etherval pour ce bon moment.

Share with:

Laisser un commentaire